Bus Macron. De Lannion à Rennes pour 7 euros

À partir du 31 mars, Lannion intègre le réseau d'autocars Ouibus, pour rallier Clermont-Ferrand, via Rennes, Angers, Tours et Bourges. Détails.

21/03/2017 à 14:46 par Philippe Gestin

Les bus de la SNCF étendent leur réseau un peu partout en France. -
Les bus de la SNCF étendent leur réseau un peu partout en France. (Photo : © SNCF).

Ouibus, la filière autocars de la SNCF, annonce à partir du 31 mars 2017 le lancement de cinq nouvelles lignes au départ de la Bretagne. Quatre relient Brest et Paris via différents parcours, dont Morlaix et Guingamp. La cinquième, reliant Brest à Clermont-Ferrand, fait étape à Lannion (Côtes-d’Armor), qui devient l’une des 140 destinations proposées par Ouibus en France et en Europe.

Dix villes bretonnes

Lannion figure désormais parmi les dix villes bretonnes où les bus low-cost s’arrêtent, avec Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Guingamp, Morlaix, Brest, Quimper, Lorient et Vannes.

Le réseau se construit petit à petit. Nous avons démarré avec quelques grandes villes, on rajoute des destinations. Il était logique d’intégrer une ville comme Lannion », commente-t-on au siège de Ouibus.

La compagnie surfe sur les ailes de la loi Macron qui, en 2015, a libéralisé le marché des autocars. Mais uniquement pour les trajets supérieurs à 100 kilomètres. De fait, « on ne commercialise pas de trajets Brest-Lannion », prévient l’entreprise. Idem pour Lannion-Saint-Brieuc.

À Rennes pour 7 euros

Par contre, depuis Lannion, on pourra prendre le bus pour Rennes, à partir de 7 euros, Angers (à partir de 15 euros), Tours (17 euros), Bourges (25 euros) et Clermont-Ferrand (29 euros). « Il est également possible de se rendre à Paris avec une correspondance à Rennes, à partir de 20 euros. »

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(Illustration : © Ouibus)

Le supporter trégorrois de l’ASM Clermont Auvergne et l’amoureux des châteaux de la Loire seront sûrement ravis de cette politique low-cost.

Précision, « les bus sont tout neufs, très confortables, avec des équipements. Les chauffeurs sont également formés à l’accueil. C’est tout l’opposé du cliché du bus à l’ancienne », assure-t-on.

Le premier Ouibus arrivera en gare routière de Lannion vendredi 31 mars. Ils circuleront les vendredis, samedis et dimanches dans le sens Brest-Clermont, le retour se faisant les samedis, dimanches et lundis.

300 000 passagers

Les cinq nouvelles lignes garderont ce rythme jusqu’au mois de juillet.

L’été, ou même avant, s’il y a plus de demandes, on pourra mettre plus de bus, voire sur la semaine. C’est très souple.

Depuis le lancement des premières lignes « bretonnes » en 2015, plus de 300 000 voyageurs ont effectué un trajet. « En Bretagne, ça marche très très bien », confirme la compagnie, affichant un optimisme qui tranche avec l’inquiétude du conseil régional. Gérard Lahellec, vice-président en charge des transports, dénonce :

En essayant, par des prix très attractifs, de capter les usagers actuels du train au profit de l’autocar, SNCF organise une concurrence déloyale au service ferroviaire, pourtant à sa charge.

Concurrence ?

Concurrence déloyale pour les TER ? Du côté de Ouibus, on tente de calmer le jeu : « L’offre est complémentaire, la clientèle ciblée est assez différente. On a beaucoup de gens qui viennent du covoiturage. » Une majorité de jeunes donc, mais aussi des personnes âgées et des personnes voyageant pour raisons professionnelles.

Le panel séduit par les bus low-cost semble donc de plus en plus large.

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