Perros-Guirec Avec Carine Chichereau, la traduction est tout un art

Traductrice littéraire réputée, Carine Chichereau fait son sel des mots des plus grands écrivains.

15/02/2017 à 11:09 par Philippe Gestin

Carine Chichereau sait défendre avec enthousiasme son métier de traductrice. -
Carine Chichereau sait défendre avec enthousiasme son métier de traductrice. -

Ce jeudi 16 février, la traductrice Carine Chichereau est invitée par Tom Librairie à une rencontre avec le public à Louannec. « La traduction, c’est de la transmission, cela me paraît tout à fait naturel de défendre les auteurs et ma profession, pas encore très bien connue. »

Son palmarès impressionnera tous les amateurs de littérature étrangère, américaine et irlandaise en particulier. Qui dévorent les romans Joseph O’Connor, Julie Otsuka, Jane Smiley, Henry Miller, Henry James ou Jamie O’Neill à travers son travail, reconnu comme exemplaire.

Carine Chichereau compare volontiers son métier à un musicien qui interprète une œuvre classique. « C’est la meilleure des métaphores. La partition d’une sonate de Bach, trente-six personnes vont la jouer de trente-six façons différentes. Il y a des interprétations excellentes et moyennes. Et il peut y avoir plusieurs interprétations excellentes mais différentes. »

De fait, elle définit la traduction comme un authentique acte de recréation. « On est entre l’art et l’artisanat. Traduire, ce n’est pas juste aligner des mots », souligne-t-elle.

Avant d’offrir comme une méthode : « En réalité, traduire, c’est s’approprier un style, une histoire, des personnages. Et ensuite se remettre dans la peau de l’auteur et réécrire comme l’auteur aurait fait s’il avait écrit en français. C’est s’approprier cet univers et le faire sien »,

D’où les quelques entorses obligées à l’ordre des mots, l’effacement d’un adjectif, d’un point, « parce que en français c’est une nécessité ».

« Scotch and soda »

Pour mener à bien l’entreprise, selon sa proximité avec l’auteur, des lectures annexes, des recherches historiques sont parfois nécessaires. Sans oublier le réseau d’amis qui vont apporter l’info pointue pour traduire « scotch and soda », ou son fils pour le sport, ses parents pour le médical.

Cet enthousiasme et ce sérieux lui ont permis de faire son nid auprès des plus grands éditeurs.

Jeudi 16 février à 20 h, rencontre au Dockland à Louannec. Entrée libre.
22700 Perros-Guirec

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