Chanson. Thomas Fersen : « Le Trégor m'a inspiré »

Installé à Locquirec, le chanteur Thomas Fersen signe un nouvel album largement composé dans le Trégor.

10/02/2017 à 17:53 par Christophe Ganne

Thomas Fersen : « J'ai composé une grande partie de l'album à Locquirec. » (Photo : J.-B. Mondino)
Thomas Fersen : « J'ai composé une grande partie de l'album à Locquirec. » (Photo : J.-B. Mondino)

C’est toujours un bonheur de retrouver Thomas Fersen pour un nouvel album. Le chanteur installé à Locquirec renoue avec son bestiaire et ses métaphores avec un esprit de plus en plus libre. Ça tombe bien.

Comment est né ce nouvel album ?

Après le précédent album il y a deux ans et la tournée qui a suivi, j’ai conçu un spectacle où j’étais tout seul en scène au piano et j’ai combiné avec un autre où je faisais des monologues en vers. J’en faisais déjà dans mes spectacles. Mais là j’ai vraiment fait un spectacle à moitié parlé et à moitié chanté. Ça m’a beaucoup occupé. Et avec tout ça, je n’avais écrit qu’une seule chanson, « Encore cassé ». Ensuite m’est venue l’idée de la chanson « Les Petits sabots » : une chanson sur l’amour et le paradis perdu de l’enfance. C’est ça qui a vraiment déclenché le nouveau disque. Et comme ça se passait dans une ferme j’ai commencé à écrire d’autres chansons autour des animaux comme le coq et de cette ambiance de basse-cour…

On y retrouve l’esprit du bestiaire qui a fait votre succès ?

Oui, disons que c’est toujours métaphorique, sauf que là les animaux sont plus réels. Le coq par exemple c’est un vrai coq même si après on peut y voir le symbole du chanteur. Le coup d’queue de vache, on peut aussi en faire plusieurs lectures. J’aime bien la métaphore parce que je n’aime pas dire les choses directement et je préfère les raconter à la façon des contes.

Vous êtes un conteur en somme ?

Je suis quelqu’un qui raconte des histoires. Sous une certaine forme, le spectacle vivant m’a un peu forgé à devenir une sorte de conteur, un conteur chantant.

Avez-vous beaucoup composé à Locquirec ?

Oui parce que j’ai vécu deux ans complètement à Locquirec. Maintenant je partage mon temps entre Paris et la Bretagne. Une bonne partie des chansons a été composée dans le Trégor.

Le clip a été tourné aussi dans la campagne trégorroise ?

Oui avec l’équipe de Thierry Goron, installé à Lanmeur. La plupart de mes chansons je les écris en fonction de mes amis et j’en ai beaucoup en Bretagne. Il faut dire que c’est très vivant la vie à Locquirec et dans la région.

Côté musique, vous avez préféré des cordes cette fois-ci, pourquoi ?

J’ai composé mes chansons au piano. Ensuite, j’ai confié les arrangements à Joseph Racaille. Cette fois, je lui ai tout confié avec un cahier des charges assez précis avec notamment un quatuor à cordes car l’univers s’y prêtait. Il a juste rajouté le banjo à un moment donné. Sa démarche me plaisait beaucoup car moi je fais un mélange entre ces formes très classiques de la rime et l’harmonie. Le banjo joue le rôle des rimes populaires et le quatuor celui des rimes riches. C’est comme dans mes histoires, je raconte souvent des histoires de domestiques et d’aristocrates qui vont habiter dans leur cabane de cochon. Souvent je m’appuie sur des scènes que j’ai vécues ou des lieux que je connais pour en faire le décor d’une chanson.

On devine qu’il y a eu beaucoup de plaisir dans l’écriture de cet album ?

De toute façon, il faut que je m’amuse que je compose sinon ça ne vaut pas le coup. Il faut aussi que je fasse plaisir à mes amis. Et le public bien sûr. Je sais qu’il aime bien aller aussi là où il s’amuse, où il y a de la fantaisie. Avec cette démarche de liberté je crois qu’on peut se retrouver un certain nombre.

Comment cet album s’inscrit-il dans votre longue discographie ?

Après dix albums, on ne se pose plus la question comme avant. On est plus attiré par des projets qui ont une identité forte. Bien sûr qu’il y a aussi une continuité car on reste soi, on ne peut pas se réinventer totalement, on a une histoire dont on cherche désespérément la vérité. Comme pour le précédent, je voulais un disque qui ait une identité propre avec un projet artistique ce ne sont pas juste des chansons que l’on pose comme ça sur un disque. Je n’aime pas faire la même chose deux fois. C’est aussi pour cela que j’aime l’univers des chansons.

Propos recueillis par Christophe Ganne

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